Birthday 34
Mood

J’ai 30 ans et je ne sais pas ce que je veux

Bon j’avoue que ce titre présage un article super pessimiste, d’une meuf qui se plaint de son sort, mais ce ne sera pas le cas. Ou plutôt pas totalement.

Bon pour commencer, je n’ai pas 30 ans, mais 34, aujourd’hui même. Mais je trouvais que 30 ans ça  faisait mieux comme titre.

Birthday 34

Bref, nous voici le premier mois de l’année. L’heure pour moi de faire un bilan.

Mon retour

Voilà déjà bientôt 6 mois que j’ai effectué le grand retour. 

Après 15 ans passé sur le continent, je suis rentrée sur mon précieux caillou, la Guadeloupe.

Le déclic

Tu m’aurais demandé il y a à peine plus d’1 an si je comptais rentrer, ma réponse aurait été négative; pas avant quelques années en tout cas. 

J’étais  toujours heureuse de retrouver ma ville de coeur, celle qui m’a adoptée et avec qui j’ai grandi ces dernières années, celles qui a connu les déboires et les joies de ma vie étudiante, de ma vie de femme et des 5 premières années de ma vie de maman.

Mais pas cette fois! En ce mois de décembre, juste avant les fêtes, après 10 jours express en Guadeloupe ,pour des raisons familiales,  je rentre à Toulouse. Cette fois la ville rose a perdu tout attrait à mes yeux. La seule raison pour laquelle j’ai envie de rentrer, est que mon bébé est resté là-bas. Je déprime, ma famille me manque, je me demande ce que je fais ici. A l’aéroport en revenant à Toulouse j’ai rencontré une copine que je n’avais pas vu depuis 10 ans, qui allait à Paris récupérer ses cartons pour rentrer au pays. Etait-ce un signe? 

Le retour à Toulouse est dur. Je reprends ma routine, métro, boulot, dodo. Puis je me pose LA question: Qu’est-ce que tu fais ici, que tu ne pourrais pas faire en Guadeloupe? Rien! C’est le déclic! Ma décision est pratiquement prise. Je prend quand même une feuille et je pose le pour et le contre. Il y a une majorité de “pour” que je rentre, mais je ne suis pas seule et il y un “contre” qui ne dépend pas de moi et qui pourrait complètement inverser la balance….Je flippe un peu… Ouf, c’est bon! Plus aucune raison de ne pas partir.

Mon CDI? “Pani défunt travail “comme dit quelqu’un que je connais. En gros cela veut dire, mon bien être avant tout.

Mon petit homme? Il est encore petit, il s’adaptera.

Plus rien ne me retiens. A la fin de l’année scolaire, on rentre en Guadeloupe!

Pourquoi maintenant?

  • Toutes les dernières fois où je suis rentrée en Guadeloupe pour les “vacances”, c’était à chaque fois de courtes périodes et presque toujours pour régler des histoires familiales. Et de plus en plus, ce besoin d’être proche de ma famille se faisait ressentir. Je voulais que mon fils soit aussi entouré que j’ai pu l’être. 
  • Aussi, depuis quelques mois, j’essaye, de consommer, de manger plus sainement et je trouve ça beaucoup plus simple en Guadeloupe _ malgré la vie chère et nos terres empoisonnées par le chlordécone. Mais ça c’est un autre débat. 
  • J’ai moins peur.  Avant je craignais tellement la fameuse question: qu’est-ce que tu fais?  sous entendu, quel est ton métier? Je suis partie de Guadeloupe pour faire des études de psychologie. Une fois ma maîtrise obtenue, je n’ai jamais pratiqué dans ce domaine, et j’ai décidé d’explorer d’autres pistes professionnelles.
  • Besoin de rentrer chez moi tout simplement.

Une fois arrivée. Il se passe quoi?

Qu’est-ce que tu vas faire?

Slowly but surely. C’est comme ça que j’avais décider de procéder à mon arrivée. Prendre le temps d’observer, profiter du mode de vie exceptionnel qu’offre la Guadeloupe. Explorer les différentes pistes professionnelles que je pouvais avoir… etc.

Mais après 3 mois, une fois l’euphorie du retour redescendue, le doute m’envahit. Une énième fois, j’ai envie de m’orienter vers autre chose, de professionnaliser une (voire plusieurs) de mes passions. 

Rien ne se déroule comme prévu. Bon en même temps, je n’avais rien vraiment préparer. Les soucis financiers s’accumulent, de quoi me faire complètement perdre mes moyens, douter de mes choix, de mes compétences. Oui je l’avoue, souvent ma confiance en moi ne tient qu’à un fil.

La routine s’installe. J’avais dit que je prendrai plus le temps avec mon fils. Mais je me surprend trop souvent à être trop pressée ou trop fatiguée pour faire quoi que ce soit.

Je prend moins le temps d’observer la nature autour de moi, de faire des balades, de prendre des bains de mer. Des activités pourtant si simples, à porter de main et qui font un bien fou.

Les plus

  • Ca faisait 11 ans que je n’avais pas fêté Noël en famille!
  • À l’heure où j’écris, je n’ai encore été voir aucune parade de carnaval. Mais la période de Décembre à Mars, reste tout de même ma préférée.
  • Le mode de vie: il fait bon vivre sur une île et j’ai trop souvent tendance à l’oublier.
  • Manger plus sainement. Consommer plus responsable. Loin d’être totalement locavore, j’aime le fait que pour mes soins ou pour mes smoothies du matin, j’ai juste à aller faire un tour dans le jardin.

Les moins

Je ne vais pas trop m’étendre sur les points négatifs, parce que les points positifs les surplombent

  • Les administrations. Quoi que j’ai parfois été agréablement surprise.
  • La vie plus chère
  • Les grèves

Et maintenant?

6 mois après, je vais bien. Le retour est encore tout récent et je tâtonne encore. Mais je vais bien, c’est tout ce qui compte.

La question: tu ne regrettes pas d’être rentrée?

 Jamais! À aucun moment. Même dans les moments de doutes, je n’ai jamais regretté ma décision de rentrer. Je suis chez moi, auprès de mes proches et c’est tout ce qui compte.

Plus jeune, j’ai voulu être danseuse, journaliste, puis interprète (j’ai fait un blocage sur l’apprentissage de l’espagnol, ma carrière d’interprète s’est vite arrêtée, lol),  psychologue, ou encore profiler. Aussi j’ai de nombreuses passions et je m’en découvre de nouvelles: le nail art, le dessin, l’écriture, la couture, la photo…

Depuis environ 5 ans, j’essaye d’explorer mes hobbies, comme de possible carrières professionnelles. Ce qui, il faut le dire, me mets souvent dans une situation d’instabilité. J’ai beaucoup de mal à me fixer sur une seule chose.

 Aujourd’hui, Mardi 28 janvier, j’ai 34 ans et je ne sais toujours pas ce que je veux faire de ma vie. Je sais ce que je ne veux pas, c’est un bon début, non? Je me donne le temps, je m’écoute, j’explore… Je n’ai pas encore trouvé MA  place, mais malgré les moments de doutes, je sens que je suis sur la bonne route.

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My birthday. Bilan: J'ai 30 ans et je ne sais pas ce que je veux
Birthday girl. J'ai pas 30ans, j'en ai 34
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